Flux RSS

Archives mensuelles : mars 2016

POUR UNE COMMUNICATION RÉUSSIE

Publié le

Processus par lequel on transmet des informations ou des connaissances à autrui, la communication fait partie de notre réalité quotidienne.  Cependant, établir des relations avec les autres, leur transmettre des messages, cela suffit-il pour que la communication soit une réussite?   Selon certains experts, des habiletés particulières se révèlent nécessaires, pour que la communication soit un succès et satisfasse toutes les parties impliquées.

Il faut davantage que les mots

Dans le domaine de la communication, on a longtemps pensé que l’émetteur avait le rôle le plus important et que le récepteur était complètement passif. Ainsi, selon cette théorie, on croit par exemple que le professeur est actif et non l’étudiant.  Concrètement, les choses se passent autrement. Sans un échange réel entre les deux parties, la communication n’a pas vraiment lieu.  Que faut-il pour cela?

Lorsqu’on s’exprime, on fait appel à des signes verbaux et non verbaux pour schématiser et transmettre au mieux son message. Pour que la communication ait lieu, il faut que celui à qui s’adresse le message en reconstruise la signification. Sans cela, on émet des sons, on écrit des messages, mais on ne peut pas vraiment parler de communication. Cependant, ce serait illusoire de croire que le message sera reconstruit tel que délivré par l’émetteur, ce, pour de multiples raisons : le ton de l’orateur ou l’opinion qu’on a de celui qui s’exprime ou le contexte dans lequel est délivré le message. Ainsi, en période de récession, un employé ne retiendra du discours de son patron que le fait qu’il conserve son emploi.

L’émetteur du message a quand même quelques outils pour s’assurer que la reconstruction se fasse dans le sens où il le souhaite. Il s’arrangera ainsi pour répéter de façon différente un message qu’il pense difficile à saisir ou attirera l’attention sur ce qui est plus important. Se montrer empathique, se mettre à la place d’autrui se révèle assez utile pour diminuer les risques de mésinterprétation.

En dépit de tous les efforts déployés par l’émetteur, le récepteur ne se laissera pas manipuler pour autant, car il crée un contre-discours. Intérieurement, il se fait une opinion sur le message et son auteur. Il se dit par exemple, ‘’qu’est-ce que l’auteur veut dire ici’’ ou ‘’cette phrase ou ce paragraphe n’a pas sa raison d’être’’.  L’auteur quant à lui, pour orienter le conte-discours, utilisera certaines expressions telles que ‘’n’allez surtout pas penser que’’ ou ‘’ du moins je le crois’’. On voit donc le caractère à la fois interactif et complexe de la communication.

C’est cette activité entre émetteur et récepteur qui détermine le sens et la portée finale du message.  Ceci a de quoi inciter les émetteurs de messages à beaucoup plus d’humilité;  car il ne suffit pas d’écrire ou dire les choses clairement pour qu’on les comprenne.

L’identité des interlocuteurs

Toutes les fois qu’on communique, c’est une façon de dire à l’autre qu’on existe. Ainsi, prendre la parole, c’est une façon d’exister par rapport aux autres. En même temps, quand nous communiquons, c’est une façon de signifier à notre interlocuteur qu’on a remarqué sa présence, qu’il existe pour nous. On en veut pour exemple, ces bribes de conversation ‘’bonjour’’ ou ‘’comment ça va’’.

À travers la communication, en plus d’affirmer notre existence et celle des autres, nous dévoilons qui nous sommes. Quel que soit le sujet traité, on révèle un peu de son identité.  D’un autre côté, celui qui parle, exprime à ses auditeurs qui ils sont pour lui. Les sujets abordés, la manière dont ils sont présentés sont très révélateurs. Si le langage employé est très simple, l’interlocuteur peut penser que l’intervenant ne le croit pas très intelligent. Si par contre l’intervention est bien préparée, l’auditoire se dira que le conférencier le tient en estime.

L’identité est assez sensible chez les humains.  Les gens réagissent parfois davantage aux messages relatifs à leur identité lors d’une communication qu’au contenu réel de celle-ci. Il s’agit là d’une réalité dont on devrait se rappeler quand survient un problème de communication qui peut être dû au message négatif sur son identité que l’interlocuteur croit lire entre les lignes.

L’élément principal

En communication, contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’élément principal ce n’est pas nous, mais l’autre.  Plus nous prendrons en compte les besoins, goûts et intérêts de nos interlocuteurs,  mieux  nous pourrons leur parler.  Par contre, moins nous leur accorderons de l’importance,  moins nous retiendrons leur attention.  Pensez-y quand vous aurez à préparer une réunion importante.  Se renseigner sur ceux avec qui vous aurez à communiquer s’avèrera tout à fait payant.  L’attention à l’autre est le secret pour assurer le succès d’une communication.

 

SOURCE :

Francine Harel Giasson

http://dess.fmp.ueh.edu.ht/pdf/Harel_Giasson_sources_communication_efficace.pdf

 

 

 

 

 

Publicités